Conor McGregor

Conor McGregor, un homme, un vrai.

Conor McGregor est un homme, un vrai, de la trempe des légendes. L’Irlandais est déjà combattant de Mixed Martial Arts (MMA) au sein de l’Ultimate Fighting Championship (UFC), et en plus d’avoir rejoint le cercle très fermé des bonhommes qui combattent en cage, il a réussi là où aucun de ses pairs n’avait réussi auparavant : être champion dans 2 catégories simultanément. D’aucuns diront qu’il est arrogant, mais peut-on vraiment lui reprocher d’être plus ambitieux et meilleur que les autres ?

Si les compétitions de Mixed Martial Arts, notamment l’UFC, sont interdites en France, ce qui limite donc la notoriété de la discipline dans l’hexagone, Dieu soit loué, les matchs sont diffusés en « pay per view », et on peut voir et revoir les meilleurs moments sur YouTube. C’est néanmoins des personnages comme Conor McGregor qui offrent à la discipline la lumière qu’elle mérite à travers le monde.

Petit rappel sur le MMA :

Conor McGregor : the champ champ

The champ champ

Une photo publiée par Conor McGregor Official (@thenotoriousmma) le

Si on en parle, c’est avant tout parce que Conor Mc Gregor est l’un des meilleurs combattants de l’histoire de l’UFC aux côtés des plus grands, comme le Brésilien Anderson Silva, ou le Québécois Georges Saint Pierre.

Né en 1988, Conor Mc Gregor rejoint l’UFC en 2013 à 24 ans. Avant de rejoindre la ligue reine du MMA, le rouquin a roulé sa bosse entre boxe et ligues inférieures dans 2 catégories : les poids plumes (-66kg) et les poids légers (-70kg). Sa 1ère réussite est déjà dans son abnégation pour rejoindre l’équivalent de la Champions League du MMA : l’UFC. Son entrée dans la cour des grands se fait sur les chapeaux de roues avec un Technical Knock Out (TKO) au 1er round face à Marcus Brimage pour son 1er combat. Son 2ème combat, Conor le gagne à l’unanimité des juges face à l’Hawaïen Max Holloway, alors qu’il se rompt un ligament croisé au cours de la 2ème reprise, ce qui participe à sa légende, mais l’éloigne également de l’octogone pendant 10 mois…

La conquête du titre poids plume

Le retour dans la cage de la bête irlandaise est sauvage. Il enchaîne 5 TKO tous couronnés du « performance of the night » récompensant le meilleur combat de la soirée. Après avoir déboîté Diego Brandao, Dustin Poirier et Dennis Siver, le rouquin irlandais envoie au tapis Chad Mendes pour le titre de champion intermédiaire, avant de retrouver le champion en titre José Aldo.

Le match pour le titre des poids plume entre le champion intermédiaire et le champion en titre est attendu par tout le monde, et le résultat est à la fois frustrant et grandiose. Conor McGregor inflige le KO le plus rapide de l’UFC lors d’un match pour la ceinture de champion en 13 secondes chrono. Alors forcément, attendre des mois pour un match de 13 secondes, ça met les nerfs autant que ça fait kiffer.

La double confrontation : Nate Diaz / Mc Gregor

Une fois le titre poids plume acquis, Conor n’est pas rassasié et veut aller chercher le titre des poids légers. Avant d’affronter le champion de la catégorie dû au forfait de Rafael dos Anjos, il se doit d’affronter un autre trash-talker en la personne de Nate Diaz. Un gros morceaux en perspective pour McGregor, car en plus de tomber sur un bon punchliner, Diaz combat 2 catégories au-dessus de lui en mi-moyen (-77kg). 11 kilos de différence entre les 2 catégories, un challenge énorme pour McGregor, pourtant pas si effrayé que ça avant de rentrer dans la cage. Un premier match face à Diaz qui se solde par la première défaite de McGregor en UFC sur étranglement.

Un premier match qui appellera un match retour, toujours en catégorie mi-moyen, que l’Irlandais revanchard gagnera à l’unanimité des juges. Une victoire avec moins de panache qu’à son habitude, pour l’Irlandais, mais victoire tout de même.

Au-delà des matchs en eux-mêmes, l’atmosphère autour du match a été énorme des 2 côtés, le combat se passant en majorité en dehors du ring. Nate Diaz a mis le feu au poudre, et n’a pas eu à attendre longtemps pour voir McGregor se foutre de lui en retour, aussi bien pendant les interviews que lors des pesées qui resteront mythiques.

La double ceinture

C’est le 12 novembre 2016 que McGregor rentre dans la légende de son sport en remportant le combat pour le titre de la catégorie poids léger face à Eddie Alvarez. Il le remporte par TKO pour reprendre avec à ses bonnes habitudes. C’est surtout en devenant le premier combattant UFC à détenir les 2 ceintures de champion simultanément que McGregor écrit l’histoire. Le plus drôle reste son interview post-match où il souhaite s’excuser auprès… d’absolument personne pour ses victoires.

Un champion hors-norme qui a déjà surclassé les combattants poids plumes et poids légers tout en affrontant des poids mi-moyens, on peut déjà le dire : Conor McGregor est un bonhomme. Mais ce qui le rend d’autant plus authentique, c’est la personnalité et l’histoire du personnage.

 

Conor McGregor : the notorious

Hustling everyday like I’m not me

Une photo publiée par Conor McGregor Official (@thenotoriousmma) le

Si on en parle, c’est aussi parce que Conor McGregor est l’une des plus grandes stars de l’histoire de l’UFC. L’autoproclamé “notorious” a rendu ses conférences de presse aussi épiques que ses combats. Que ce soit en marcel UFC ou en costume sur mesure à 5000$, l’accent dublinois de l’Irlandais, et son éloquence, font mouche à chaque fois. L’Irlandais s’est fait une réputation autant par ses prédictions face à ses adversaires, que par son sens du phrasé pour gagner la bataille des mots.

Le devin

Dans la guerre psychologique qui l’oppose à ses adversaires, McGregor est un provocateur comme on les aime. La différence avec les autres “grandes gueules” du circuit réside dans les prophéties qu’il délivre, car McGregor ne se limite pas à parler de leur physique de lâche ou à évoquer leur mère. Quand il se prépare, McGregor annonce quand et comment il va gagner le combat, et le pire, c’est que ça se déroule comme annoncé.

Le meilleur exemple est lors des échanges pré-combat face à Dustin Poirier :

« Se présenter face à moi, cela ne va pas être bon pour lui. Je vais le faire craquer avec un direct, il va se mettre à trembler et je vais le faire tomber rapidement. Ce sera un KO au premier round, écoutez-moi bien. »

Aussitôt dit, aussitôt fait face à Poirier, ce qui amènera même McGregor à dire qu’il est « arrogant dans les prédictions, confiant à l’entrainement, mais toujours humble dans la victoire ou la défaite. »

Le trash talker

Ce n’est pas le premier à se faire connaître pour son arrogance et son sens de la répartie, et plutôt que d’analyser son egotrip, on l’envoie pêle-mêle en version originale :

100% egotrip :

“You fight me, it’s a celebration. When you sign to fight me, it’s a celebration, you ring back home, you ring, ‘Baby, we done it. We’re rich. Conor McGregor made us rich. Break out the red panties. We’re rich, baby.”

“I’m just being myself, I like to look good and whoop ass. It’s what I do best, you know? I’m not trying to be nobody but me.”

“I don’t give a s–t about rankings. As far as I’m concerned, I’m No. 1.”

Pour José Aldo :

“I love you, I love you like my bitch. I just wanna make sure you’re okay.”

“So for him to say he is the king and I am the joker, if this was a different time, I would invade his favela on horseback and kill anyone that was not fit to work. But we are in a new time. So I’ll whoop his ass in July.”

Pour Cub Swanson :

“Cub Swanson looks like a 95 year old man, I’ll knock him out in one round. He doesn’t deserve to fight me, he should retire. Look at his face, he’s like a shrivelled raisin.”

L’art de la répartie face à Mendes :

Mendes: “Conor is a big talker. Conor brought so much attention to this division, so much attention to the UFC. He talked his way all the way up to the top. When I look at Conor I see dollar signs in my bank account. You know, Conor I match up horrible for this guy. Conor, do you know what wrestling is ?”

McGregor: “I can rest my balls on your forehead.”

Conor McGregor – “Get in Get Rich Get out”

Si on en parle encore, c’est que Conor McGregor est un exemple de détermination. Un homme qui s’est fait tout seul, au mental, enfin presque, car l’Irlandais a aussi pu compter sur Dee Devlin, sa petite amie.

Conor McGregor l’Irlandais

Avec un nom pareil, c’est toute l’Irlande qu’il représente, et avant d’en arriver à son double titre UFC, McGregor a d’abord galéré en étant plombier, et en vivant d’allocations pour payer son appartement dans la banlieue de Dublin. Et pour un Irlandais, ce n’était pas écrit qu’il puisse accéder à la meilleure ligue de MMA trustée par les Américains et les Brésiliens. Bien que McGregor n’ait pas été le premier Irlandais à rejoindre l’UFC, quand il arrive, il annonce clairement que les Irlandais ne sont pas venus pour « participer, mais pour tout prendre. »

Fier de ses origines, il représente l’Irlande à travers le monde en étant l’un des Irlandais contemporains les plus connus. Il a bien compris quel symbole il pouvait être pour des Irlandais en mal de champions internationaux, et il n’a pas hésité à rappeler le fighting spirit irlandais, car “si l’un d’entre eux part à la guerre, ils partiront tous à la guerre !” Symbolique.

Dee Devlin, une femme, une vraie

Throwing it back to almost 5 years ago!!! 😍 #FBF

Une photo publiée par Dee Devlin (@deedevlin1) le

McGregor est parti de rien dans un patelin irlandais, mais il n’est pas parti tout seul. Il rencontre Dee Devlin, sa compagne depuis 2008, qui l’accompagne et l’aide à passer les différentes étapes dans sa carrière. Un soutien de poids et indéfectible pour le bastonneur qui, depuis qu’il roule sur l’or, en fait profiter celle qui a toujours été là pour lui. Et si c’était ça aussi le secret d’un homme, un vrai ?

Commentaires